Relation Homme – Animal

Funny looking dog laying down and looking up on white

Que dit l’éthologie ?

S’adapter à toutes les époques. Bien que les animaux de compagnie soient obligés d’évoluer dans une société conçue par et pour les hommes, ils n’ont aucune difficulté à se conformer à un mode de vie élaboré par une espèce différente de la leur. Ils sont doués de sens beaucoup plus développés que ceux de l’homme, ce qui leur permet de ressentir quand ils ne peuvent pas comprendre.

Une observation minutieuse. Ils observent, ils hument des phéromones (substances chimiques émises par les êtres vivants et les plantes), ils entendent des ultra-sons, ils décodent le ton de notre voix. Ils arrivent donc à nous comprendre… et à se faire comprendre.

Chacun sa place. L’anthropomorphisme ( tendance à attribuer aux animaux des sentiments humains) conduit certains propriétaires d’’animaux à les faire vivre mal, car ils les prennent pour des bébés hommes au lieu de représentants de leur espèce propre : et en voulant faire leur bonheur sur des bases fausses, ils empoisonnent leur vie.


Qu’en est-il de l’aspect sociologique ?

Une relation sans fard. Il est évident que le monde d’aujourd’hui est difficile à vivre. Il faut avoir -et ce, tout au long de sa vie- une mentalité de gagnant pour faire sa place au soleil, voire simplement conserver son travail et l’estime de ses pairs. Le seul espace où on peut se laisser aller, c’est celui de la sphère privée avec son animal.

Une loyauté absolue. Lui est toujours content et ne juge pas son propriétaire. Ou plutôt si, il considère que c’est le meilleur être au monde. De quoi décompresser et rechercher une interaction régulière avec cet animal de compagnie qui n’a jamais si bien porté son nom. Avec son animal, on peut se montrer sous son vrai jour, sans crainte et sans calcul. C’est sans doute parce que les rapports humains se font plutôt sous le sceau de la méfiance que l’on ressent le besoin d’extérioriser davantage ses sentiments et ses humeurs auprès de son animal.


Quelle condition pour l’animal ?

Des conditions de vie intolérables. Autrefois, le propriétaire d’un animal de compagnie avait sur lui le droit de vie ou de mort. C’est d’ailleurs l’épouvantable condition des chevaux attelés à des voitures ou des charrettes qui est à l’origine au 19ème siècle de la Société Protectrice des Animaux. Pour la plupart sans abri décent, avec une charge de travail énorme, mal nourris et battus, les animaux n’avaient finalement qu’une valeur utilitaire ou marchande pour des propriétaires qui avaient eux-mêmes la vie dure. Seuls les plus riches avaient les moyens d’entretenir un animal pour le plaisir et ils ont découvert à ses côtés la richesse affective de ce voisinage. Cependant, on vivait sous la légende de l’animal-machine, qui empêche l’homme de considérer l’animal comme il le devrait.

Des lois mollement appliquées. Le Général de Grammont travaille alors à changer les états d’esprit et les habitudes et peu à peu étend ses revendications en faveur du bien-être animal aux autres espèces que le cheval. Sous sa pression, les premières lois de protection sont votées, mais le politique n’a jamais pris l’initiative en la matière. Même si la protection légale des animaux s’est considérablement améliorée au cours des 40 dernières années, les tribunaux restent très mesurés dans leurs condamnations et les magistrats s’accommodent sans problème d’avoir affaire à des « meubles sensibles ».


Ce qu’ils vous apportent …

BienfaitsAnimauxEstime de soi

Un peu de douceur dans un monde de brutes : c’est un peu ainsi qu’apparaissent les animaux familiers dans l’univers de leurs propriétaires. Comment ne pas s’attacher à des êtres qui trouvent leur maître sublime, qui ne lui portent pas la contradiction et qui débordent d’un enthousiasme communicatif ? Se ressourcer auprès de son chien pourquoi pas ? D’ailleurs des programmes de réinsertion par l’animal existent : en s’occupant de lui, les personnes concernées apprennent le respect de l’autre, le plaisir de se sentir compris et obéis. S’ensuit une remontée de leur taux d’estime d’eux-mêmes

Qualité de vie

On sait aussi qu’auprès d’un animal, la qualité de vie est meilleure : on sort pour les promenades du chien, mais aussi pour acheter la litière ou l’alimentation du chat. On s’intéresse à l’autre en surveillant sa santé. On échange au quotidien avec un être vivant. On a un prétexte pour nouer à l’extérieur des liens qui n’existeraient pas sans la présence du chien au bout de la laisse… L’animal, à son niveau, combat la solitude comme la dépression.

Modèle pour les enfants

Pour les enfants, la proximité d’un animal est plus que bénéfique. C’est près de lui qu’ils découvrent la réalité d’un être vivant. Il naît, il mange, il joue, il est malade, il se reproduit, il élève ses petits, il meurt : l’enfant a sous les yeux un concentré de vie pratique qui lui permet d’appréhender la sienne avec davantage de vérité et d’expérience. Il apprend spontanément le respect de l’autre, qualité dont il a absolument besoin en société. Respecter l’animal, qui appartient à une autre espèce, c’est apprendre la différence et la tolérance devant le handicap, l’origine sociale ou géographique…
En s’enrichissant de l’exemple animal, l’enfant devient autonome plus facilement, avec des outils qu’il comprend tout de suite : il apprend non par la théorie, mais par la pratique.

Meilleure santé

Nombre de scientifiques se sont penchés sur les bienfaits d’une présence animale auprès de l’homme. Et chacun a démontré que l’on vit plus longtemps et en meilleure santé auprès d’un animal, que caresser un chat fait baisser la tension artérielle, qu’il y a moins de rechutes d’infarctus quand un chien habite le foyer. Même les malades d’Alzheimer arrivent à sortir de leur monde lointain en présence du chien. Quant aux polyhandicapés ils ne sauraient plus se passer de leur chien d’assistance.