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Entretien avec Boris Cyrulnik : Le regard insoutenable des animaux malades de l’homme

Que peut-on lire dans le regard de l'animal soumis à la cruauté de l'homme, si prompt à dominer, détruire, massacrer pour l'argent, le pouvoir ou la gloire ?

« On mesure le degré de civilisation d'une nation à la manière dont elle respecte les animaux » nous rappelle le Mahatma Gandhi. En ce sens, le regard des bêtes en souffrance, qu'elles soient sauvages ou domestiques, ne peut refléter qu'incompréhension et détresse.

S'auto-proclamant chef d'œuvre de l'évolution, l'homme reste pourtant un prédateur redoutable et un grand maître en matière d'holocauste, pour ses frères humains et pour le monde vivant en général.

Une prise de conscience semble s'amorcer, faite de compassion, et on commence à réaliser que la survie de l'homme est intimement liée à celle des autres vivants, animaux non humains. Souvenons-nous de la prophétie de Léonard de Vinci : « Le jour viendra où les personnes comme moi regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent aujourd'hui le meurtre des êtres humains ».

Boris Cyrulnik, psychologue, apôtre de la résilience et pionnier de l'éthologie (étude du comportement des espèces animales) nous rappelle que les animaux, comme nous, possèdent un monde mental, ressentent le bien-être et souffrent des mauvais traitements. Le respect et l'assistance que nous leur devons doit passer par une charte des droits des animaux et des devoirs des humains.

Saurons-nous relever ce défi dont dépend la survie de l'homme, cet animal que l'on dit doué de raison ?

Lire l'interview de Boris Cyrulnik dans le magazine La défense de l'animal